Une fonction de hachage transforme des données de n’importe quelle taille en une empreinte de longueur fixe. La même entrée donne toujours le même résultat, mais modifier un seul caractère produit une valeur totalement différente, et l’original ne peut pas être retrouvé à partir du hash. On s’en sert donc pour vérifier des téléchargements, comparer deux fichiers, dédoublonner une base de données ou créer des identifiants de cache et de version.
L’outil prend en charge cinq algorithmes : MD5, SHA-1, SHA-256, SHA-384 et SHA-512. Vous pouvez saisir du texte ou déposer un fichier. Le MD5 est calculé avec spark-md5 et la famille SHA avec l’API Web Crypto intégrée au navigateur. Le résultat s’affiche en hexadécimal majuscule ou minuscule, pour le comparer caractère par caractère à une somme de contrôle publiée. Tout est calculé localement, rien n’est envoyé.
Choisissez l’algorithme selon l’usage. Pour MD5 (128 bits) et SHA-1 (160 bits), on sait fabriquer des collisions volontaires : ils ne doivent plus servir aux signatures ni aux contrôles de sécurité, même s’ils restent utiles pour détecter une corruption accidentelle lors d’un transfert. Pour tout usage de sécurité, prenez SHA-256 ou plus ; les pages de téléchargement, les images Linux et les blockchains utilisent largement SHA-256.
Idée reçue fréquente : le hachage n’est pas du chiffrement, et un simple hash ne convient pas au stockage des mots de passe. SHA-256 est si rapide qu’un attaquant peut tester des milliards de combinaisons par seconde. Les sites doivent stocker les mots de passe avec des algorithmes salés et volontairement lents comme bcrypt, scrypt ou Argon2. Pour vérifier un téléchargement, seule une correspondance exacte avec la valeur officielle prouve que le fichier n’a pas été modifié.